Shawn Bramson, ancien participant au tournoi international de physique de Weizmann et au Dr. Bessie F. Lawrence International Summer Science Institute, revient sur ces expériences et explique pourquoi il continue de faire du bénévolat pour Weizmann Canada depuis plus de dix ans.
Ayant grandi à Montréal, Shawn Bramson a découvert l’Institut Weizmann au cours du Shalheveth Freier International Physics Tournament en 2008, avec son équipe de l’École secondaire Bialik. À ses yeux, le tournoi était une idée à la fois novatrice et nouvelle, différente de toutes les autres compétitions dont il avait entendu parler, tout en correspondant parfaitement à ses centres d’intérêt, soit la physique, la gestion de projet, la conception et l’ingénierie.
En concevant un coffre-fort s’appuyant sur les principes de la physique, l’équipe espérait être finaliste au Canada et courir la chance de se mesurer à d’autres équipes à la compétition internationale finale en Israël. Malheureusement, son équipe ne s’est pas qualifiée pour la finale canadienne, mais il n’a pas oublié cette expérience qui l’a vraiment marqué de façon positive. « C’était un moment décisif qui s’est révélé une nécessaire leçon d’humilité, dit-il. J’ai beaucoup appris de cette expérience. »
Passionné par le tournoi et motivé au centuple du fait de ne pas avoir été finaliste l’année précédente, il est retourné à l’école Bialik pour aider à entraîner les équipes pendant les trois années suivantes, dont deux équipes ont remporté la compétition régionale à Montréal et sont allées compétitionner en Israël.
Après avoir visité le campus, qui lui faisait penser à un « jardin d’Eden pour scientifiques », et vu tout ce que l’Institut Weizmann avait à offrir, il a rejoint le Dr. Bessie F. Lawrence International Summer Science Institute en 2009. Shawn a étudié la nanochimie, un domaine qu’il trouve passionnant, sous la direction du Dr Yaron Tidhar et du professeur Boris Rybtchinski, et a passé trois semaines extraordinaires dans ce laboratoire, une expérience qu’il « n’aurait jamais pu vivre ailleurs ».
Lorsqu’il n’était pas au laboratoire, il en a profité pour visiter certains coins d’Israël les week-ends, ce qui lui a fait vivre une expérience culturelle exceptionnelle en plus de son expérience académique. Un point particulièrement marquant pour lui a été la rencontre d’autres participants au programme, dont certains sont demeurés des proches. Le fait de pouvoir rencontrer des personnes dont la mentalité est similaire à la sienne mais issues d’horizons et d’endroits différents et d’apprendre les uns des autres est, selon les propos mêmes de Shawn, « quelque chose dont le monde a davantage besoin ».
Après avoir entraîné l’équipe de l’école Bialik pendant trois ans, Shawn est devenu, au cours des dix dernières années, conseiller de Weizmann Canada dans le cadre du Tournoi international de physique, et il apprécie l’occasion de mettre les élèves en contact avec la science. L’école étant souvent axée sur les essais et l’apprentissage, il considère le tournoi comme une formidable occasion de sortir des manuels scolaires et de voir comment la physique s’applique dans le monde réel. En fin de compte, il espère que d’autres pourront vivre une expérience comme la sienne – et cela, qu’ils gagnent ou qu’ils perdent.
Après s’être intéressé à l’ingénierie, Shawn a obtenu un diplôme en génie logiciel à l’Université McGill, puis s’est installé à New York pour suivre un programme de maîtrise entre l’Université Cornell et l’Institut Technion et a fait partie de la première cohorte de ce programme en 2014. Vivant toujours à New York, Shawn travaille chez Verizon, où, après avoir été stagiaire, il a obtenu un poste permanent. Tout en gardant les mêmes centres d’intérêt que lorsqu’il s’est inscrit pour la première fois au tournoi de physique, il y a 14 ans, Il travaille aujourd’hui sur le terrain en tant que gestionnaire de produit, en collaboration avec une équipe stratégique chargée d’innover et de trouver de nouvelles idées pour les réseaux 5G.
Quand il pense à tout ce qu’il a tiré de son expérience et à la raison pour laquelle il continue à être un ambassadeur de l’Institut Weizmann, il déclare : « Si vous pensez à la recherche, elle profite vraiment à l’humanité dans tous ces domaines différents. Vous avez la possibilité de poursuivre ce qui vous passionne et ce qui vous permet d’assouvir votre curiosité. Les scientifiques peuvent se nourrir de leur passion et en faire profiter le monde. »